Hanitra R.
Jusqu'ici, parmi les continents les plus sûrs, l'Europe commence
à s'inquiéter de l'ampleur que prend la contrefaçon des médicaments.
Il y a dix ans, quelque 2500 décès ont été attribués à l'usage
de faux vaccins offerts par un pays européen qui les croyait sûrs.
Ce désastre a déjà mis sous les projecteurs le fléau de la contrefaçon
de médicaments, mais apparemment, celle-ci suit, au fil des ans,
la courbe de la hausse.
En 2004, un peu moins d'un million de médicaments contrefaits
ont été saisis en Europe. C'est évaluer l'ampleur que prend le
problème dans les pays européens. En effet, ce chiffre présente
une augmentation de 45% par rapport aux statistiques de l'année
précédente. Les pays européens, jusqu'ici parmi les plus sûrs,
se retrouvent ainsi de plus en plus confrontés à ce qui peut être
appelé un drame car il a déjà fait des milliers de morts à travers
le monde. Aujourd'hui, on avance le chiffre de 10% du marché mondial
occupé par les médicaments contrefaits.
A Madagascar, sommes-nous à l'abri ? Alors que les débats faisaient
rage, un moment, dans le pays sur les médicaments, notamment génériques,
introduits sur le marché malgache, les autorités sanitaires ont
affirmé que le circuit des médicaments à Madagascar reste fiable
et des structures rigoureuses et autres contrôles existent. Un
avis jamais mis en doute par quiconque jusqu'ici, du moins publiquement,
non sans avoir suscité, toutefois, quelques commentaires venant
de représentants de laboratoires pharmaceutiques étrangers et
de professionnels de santé notamment dans le privé, quant à leurs
inquiétudes sur une possible percée, d'une manière ou d'une autre,
de ce genre de produits sur le marché local. Pour l'heure, aucun
constat allant dans ce sens venant des consommateurs et des médecins
n'a été rendu public.
source:- http://fr.allafrica.com/stories/200602220613.html